Dans cet épisode 8, le temps se resserre autour d’Alfred comme une corde invisible. Le roi du Wessex sent la fin approcher. Sa chair décline, sa voix s’affaiblit, mais son esprit, lui, reste tendu vers un seul horizon : l’Angleterre. Non pas le Wessex seul. Non pas la Mercie, ni les royaumes saxons épars. L’Angleterre.
Et dans cette chambre silencieuse, au seuil de la mort, il ne choisit ni un évêque, ni un noble, ni sa propre épouse pour entendre ses dernières vérités. Il choisit Uhtred.
Le livre et l’oubli
Dans la salle de lecture de Winchester, Alfred montre à Uhtred la chronique de son règne. Toute sa vie y est consignée : la mort de son frère, ses victoires, ses fautes, ses peurs, sa foi. Mais aucune page ne porte le nom d’Uhtred.
Le roi ne le nie pas : dans cent ans, dit-il, personne ne saura qui était Uhtred, ni sa loyauté, ni sa bravoure, ni les conseils qu’il lui a offerts. Seule la chronique survivra.
Uhtred l’accepte avec une dignité calme. Ce qu’il a fait pour le Wessex, les hommes s’en souviendront autrement. Peut-être pas dans l’encre. Mais dans la mémoire vivante de ceux qui ont vu les batailles.
Alors Alfred lève son épée, la pointe vers lui, puis l’abaisse. Non par faiblesse seulement. Mais parce qu’il reconnaît enfin ce qu’il a toujours combattu : eux deux sont liés d’un lien qu’aucune loi, aucun dieu et aucune colère n’ont pu briser.
Informations sur The Last Kingdom – Saison 3, Épisode 8
- Saison : 3.
- Épisode : 8.
- Durée : 52 min (approx.).
Acteurs principaux
- Alexander Dreymon — Uhtred.
- David Dawson — Alfred.
- Emily Cox — Brida.
- Julia Bache-Wiig — Thyra.
- Eva Birthistle — Hild.
- Millie Brady — Æthelflæd.
- Eliza Butterworth — Ælswith.
- Harry McEntire — Æthelwold.
- James Northcote — Aldhelm.
- Toby Regbo — Æthelred.
- Adrian Schiller — Æthelhelm.
- Ian Hart — Père Beocca.
Rôles récurrents
- Adrian Bouchet — Steapa.
- Timothy Innes — Édouard.
- Amelia Clarkson — Ælflæd.
- Magnus Bruun — Cnut.
- Arnas Fedaravicius — Sihtric.
- Ewan Mitchell — Osferth.
- Jeppe Beck Laursen — Hæsten.
- Cavan Clerkin — Père Pyrlig.
Invités
- Ed Birch — Sigebriht.
- Ciáran Owens — Tidman.
- Mark Rowley — Finan.
- Kevin Eldon — Évêque Erkenwald.
Un héritage plus grand que la haine
Alfred avoue à Uhtred ses fautes. Il reconnaît avoir fait baptiser ses enfants pour le blesser. Il reconnaît l’avoir puni trop durement après la mort de Godwin. Il admet avoir agi par peur de perdre le Wessex, par peur de voir son œuvre lui échapper.
Mais cette œuvre, justement, ne peut plus reposer sur la peur. Son dernier acte doit être d’assurer la survie d’Édouard. Et pour cela, Alfred choisit l’homme qu’il n’a jamais cessé de juger… tout en s’appuyant sur lui.
Il demande à Uhtred de rester jusqu’au couronnement. Puis il lui offre ce qu’il lui avait refusé : le pardon. Il le gracie. Et il l’appelle enfin ce qu’il est réellement :
Le véritable seigneur de Bebbanburg.
La cour se fissure
Pendant qu’Alfred parle vérité avec Uhtred, le palais bruisse déjà de trahisons. Æthelwold (Harry McEntire) glisse son poison dans l’oreille d’Æthelhelm, rappelant à demi-mot qu’Édouard a déjà été marié, et que ses enfants illégitimes pourraient un jour devenir une menace.
Ælswith entend tout. Elle tente d’étouffer le trouble, mais elle sait qu’il suffit d’un murmure bien placé pour fissurer un royaume.
Dans la chapelle, Æthelhelm se montre plus glaçant encore : il laisse entendre qu’il vaudrait mieux que ces enfants n’existent pas. Même Ælswith recule devant une telle pensée. La politique du Wessex a cessé d’être une affaire de foi. Elle devient une affaire de survie.
Mercie, désir et humiliation
En parallèle, Æthelred poursuit sa propre chute. Il humilie sa femme, trompe son devoir, et ordonne encore à Aldhelm de coucher avec Æthelflæd pour créer un motif de divorce. Ce qu’il appelle stratégie n’est plus qu’une bassesse répétée.
Aldhelm, lui, voit bien que le pouvoir déforme son maître. Plus Alfred s’approche de la mort, plus les hommes médiocres se redressent, croyant déjà pouvoir grappiller leur royaume dans l’ombre.
Le dernier roi du Wessex
Puis vient le moment que tout le palais redoute sans oser le nommer.
Ælswith retourne voir Alfred. Elle lui parle encore d’Uhtred, de la grâce qu’il lui a accordée, du danger qu’il représente pour Édouard. Elle plaide, conteste, insiste. Mais déjà, Alfred n’écoute plus. Son souffle s’est arrêté.
Le roi est mort.
Et lorsque Beocca découvre son corps, il ne prie pas comme un serviteur. Il pleure comme un ami. Il l’embrasse sur le front et lui dit qu’il l’aimait.
À cet instant, l’Angleterre n’existe pas encore. Mais l’homme qui l’a imaginée, lui, a disparu.
Le vide laissé par Alfred
Ælswith rassemble Édouard et Æthelflæd. Elle leur parle de leur père avec une franchise nouvelle. Elle admet l’avoir haï, puis aimé, puis compris. Elle dit qu’il ne pouvait devenir ce roi sans elle. Et maintenant qu’il n’est plus là, elle s’accroche à ce qui reste : le devoir, l’apparence, le contrôle.
Mais déjà, les tensions remontent à la surface. Erkenwald et Ælswith veulent écarter Beocca, trop lié à Uhtred et aux païens. La grâce royale accordée à Uhtred doit être retirée.
Beocca sait que c’est une erreur. Les Danois apprendront que le Wessex se déchire. Et Édouard n’est pas encore prêt.
Le piège se referme sur Uhtred
Lorsque Beocca informe Uhtred que sa grâce va être révoquée, celui-ci refuse de fuir avant le couronnement. Il a donné sa parole à Alfred. Et cette parole vaut davantage, à ses yeux, que les caprices des vivants.
Mais le palais n’attend pas. Pendant les funérailles du roi, Steapa prévient Uhtred : s’il ne part pas immédiatement et sans bruit, il recevra l’ordre de le tuer.
Uhtred se retire.
Puis la trahison tombe : il est jeté en cellule.
Thyra, seule face à la haine
Pendant que les puissants complotent dans les salles, la haine ordinaire frappe là où elle peut. Tidman poursuit Thyra de ses insultes. Encore et encore. Il la suit jusque chez elle, l’accuse, la harcèle, brise la porte.
Thyra se cache sous le plancher. Il met le feu à la maison. Lorsqu’il passe la tête sous les lattes pour la trouver, elle le poignarde à la gorge.
Mais le feu est déjà partout.
Et en tuant son bourreau, elle devient elle-même prisonnière des flammes.
Quand une ère s’achève
Cet épisode ne raconte pas seulement la mort d’Alfred. Il raconte la fin d’un monde tenu debout par sa seule volonté. Dès que le roi ferme les yeux, tout vacille : la grâce, la justice, la loyauté, la paix fragile entre les hommes.
Uhtred perd enfin ce qu’il avait toujours refusé d’admettre : sous Alfred, même rejeté, il avait encore une place. Sans Alfred, il n’a plus qu’un choix : survivre au chaos qui s’annonce.
Où regarder The Last Kingdom saison 3 épisode 8 ?
L’épisode 8 est disponible en streaming en version française (VF) et en version originale sous-titrée (VOSTFR). Il peut être visionné en replay ou téléchargé. Retrouvez la saison 3 de The Last Kingdom sur Netflix, Canal+ ou Prime Vidéo.
Un roi s’éteint, les loups s’approchent
Alfred meurt sans voir l’Angleterre unifiée. Mais il meurt en sachant à qui il doit sa survie, sa gloire, et peut-être l’avenir de son fils. Uhtred, lui, reste debout au bord d’un royaume endeuillé qui ne sait déjà plus s’il doit le craindre, l’utiliser ou le tuer.
Dans The Last Kingdom, une vérité demeure :
Le destin est tout.
Mais quand un roi meurt, ce ne sont pas seulement les hommes qui pleurent… ce sont les royaumes qui tremblent.
Episode 1 Saison 3
Episode 2 Saison 3
Episode 3 Saison 3
Episode 4 Saison 3
Episode 5 Saison 3
Episode 6 Saison 3
Episode 7 Saison 3









































0 commentaires